Diane

Le manque

28,7x36,2x0,7 in ~ Peinture, Acrylique


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Quelle dualité ! Le manque se ressent à la fois comme un vide, un trou béant laissé par la personne qui n'est plus là. Une sensation d'incomplétude inconfortable qui grignote une partie de tout notre être.

Et pourtant c'est sans nul doute ce trou noir qui prend autant de place au fond de soi, et absorbe une partie de notre joie, de notre âme, de nos pensées. "L'absence n'est-elle pas, pour qui aime, la plus certaine, la plus efficace, la plus vivace, la plus indestructible, la plus fidèle des présences ? " À écrit Marcel Proust.

Toujours là, insidieuse infamie, tapi au fond de soi, il pénètre notre moi profond, notre inconscient, et contemple sagement, de loin, notre vie qui reprend peu à peu le dessus.
Mon tableau représente le manque, ce nouvel ami non choisi, toujours fidèle, même lorsqu'on soigne notre sourire de façade mais que notre cœur pleure silencieusement encore.

Il est de ses personnages que l'on n'aime pas être obligé d'introduire chez soi tant il est envahissant. Le Manque est là, il nous regarde construire cette image qui rassure notre entourage, il regarde danser cette silhouette dans une embrasure de porte esquissée, impassible.

Il est entouré de 7 bougies, symbole d'un enfant qui est entré dans l'âge de raison bien trop violemment. Chiffre magique et mystique il représente également un cycle que le divin nous a confié en créant notre monde. Éternel recommencement du cycle de la vie.

Enfin, des rails suggèrent aisément que c'est bien toutes ses trop éphémères rencontres qui nous ont parfois contraint à croiser ce cynique compagnon sur notre route. Un père, un amour, un ami, un frère...

La réalisation de cette photographie instantanée qui me fait contempler un peu de ma vie intérieure m'a vidé. Pourtant je me sens accomplie d'avoir su, aujourd'hui coucher ces terribles émotions à fleur de toile.

Satané cheminement solitaire.

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